L'orageLa montagne s’éclipse. Elle se couvre d’une aile. Gigantesque voile noire qui teinte le nuage Démultipliant l’ombre dans la vallée, fille belle A genoux, à ses pieds, courant sur ses visages. Le toit de mille toiles étale la couleur gris Sale, des traînées lourdes et pâles fumées d’orage Cerclant les lignes d’un horizon-paradis A coups de traits tracés par le doigt d’un dieu-mage. Maître des vents levant debout les océans, Les déserts peuplés ou déserts et qui marque la page Au rythme des coups sourds de sa marche en avant. Il murmure et gronde, le grand roi sans image, Qui veut cacher la tienne, de peur qu’elle soit trop belle Ou trop hideuse quand tu cracheras ta semence Aussi féconde que ces gouttes qui fuient du ciel, Longs couteaux d’eau au fil tranchant ta délivrance. La mirlitonne
Article ajouté le 2007-08-15 , consulté 49 fois CommentairesLiensAfficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |
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