En abyssopélagie En Abyssopélagie Dans l'aube grise d'après la fête, Le coeur usé d'une planète S'est emballé. Blessée sans doute par toutes ces guerres Sans queue ni tête et la misère. La goutte d'eau. Sans prévenir, sans rien nous dire La vieille terre dans un soupir A explosé. Son sein de feu s'est déchiré En eau les flammes se sont changées. La vague a tué. Des tas de gens même les guerriers Qui savent nager et bien voler. Le grand voyage ! Et l'océan a recouvert Les creux, les bosses, les tours de verre. Sur mon tapis, je suis parti... ... Quand ma tête, à vivre dans les étoiles, s'ennuie De sa lune, elle plonge en Abyssopélagie Pour bavarder du beau temps et de la pluie Avec le peuple des grands fonds du monde sans bruit. Elle pique une tête ma caboche, le sinciput En avant, elle descend le cours du temps en chute Libre avec le vent qui l'emmène vers son but : La boule d' eau salée qui claque quand elle l'a percute. Elle s'enfonce la torpille en eau profonde. Elle cherche. Dans le sillon de la dorsale entre les roches Le peuple étrange des abysses qui se cache Au creux des bras de ces étoiles que l'on pêche. Je les retrouve dans le désordre de la gorgone Aux branches pourpres. Les tentacules de l'anémone Teintée de mauve m'ouvrent les yeux sur les couronnes Des créatures de ce royaume qu'un rien étonne. Ils vivent là depuis des siècles les invincibles. Petites plumes aux couleurs vives, imperceptibles. Elles me traduisent la grande histoire de l'invisible Que les savants du monde entier rende illisible. La mirlitonne
Article ajouté le 2007-08-15 , consulté 56 fois CommentairesLiensAfficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |
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